15 novembre 2021

Interview de Pierre et Diana, les fondateurs d’EL MARKET

« Il ne faut pas faire du commerce avec de l’éthique, il faut avoir de l’éthique dans le commerce ». C’est le principe d’El Market, le concept-store écoresponsable et précurseur qui propose des produits écologiques.

Déjà installée rue Léon Gambetta depuis 2006, EL MARKET ouvre son second magasin au cœur du vieux-Lille, rue de la Monnaie.

Les deux fondateurs, Diana et Pierre, aux parcours différents, ont réuni leurs valeurs communes et souhaitent changer les modes de consommation.

D’après l’enseigne « El Market propose des matières nobles comme le fraké, le lokta, la soie ou le cuir écologique. Mais aussi des matériaux venant du recyclage comme le plastique, la chambre à air et les métaux qui sont métamorphosés et trouvent une seconde vie. La seconde boutique va proposer « une offre encore inexistante aujourd’hui dans le Vieux-Lille. C’est le seul concept-store à réunir une telle diversité de produits avec : de la mode éthique, de la beauté naturelle, de la maison responsable et un corner kids (de 0 à 10 ans) ».

Pour installer son nouveau magasin, la pionnière de la consommation responsable à Lille a donc confié à STOREE RETAIL la mission de trouver le local qui répond à leurs critères. Une deuxième adresse qui permettra aux habitants du Vieux-Lille et de ses environs de retrouver l’enseigne au plus proche de chez eux.

Storee Retail : En quoi consiste El Market ?

Pierre : El Market est un concept store qui existe depuis une quinzaine d’années maintenant. C’est tout ce qui est éthique, écologique, de l’entrée au jardin et de la tête aux pieds. Donc on essaie de proposer, dans divers univers, des produits qui ont une plus-value écologique et sociale. Que cela soit un produit végan, zéro déchet, local, made in France, que cela vienne de Chine, que cela soit du lin ou du coton.

S.R : Qu’est-ce qui vous a inspiré pour créer votre concept ?

Pierre : C’est plutôt la réunion de parcours. Il faut savoir qu’à la base je suis géologue environnementaliste, donc je m’occupais de la partie environnementale, et j’étais de la région. Quant à Diana, elle est colombienne et ingénieur marketing social. Elle a travaillé à la ligue

des droits de l’homme et également au sein du World Trade Center à Bruxelles, et c’est là qu’on s’est rencontré. Il y avait donc l’idée de travailler ensemble avec nos convictions communes. Nous voulions être indépendants et proposer des produits qu’on a nous-même envie de porter. Qu’ils soient beaux et de la bonne qualité était une chose, mais nous voulions ajouter à cela une histoire à raconter.

S.R : Pourquoi avoir choisi cet emplacement ?

Pierre : Pendant longtemps, on a des clients qui nous demandaient d’avoir une deuxième adresse parce qu’aller à Wazemmes ça paraissait un peu loin. Une partie de notre clientèle vient du Vieux Lille et des alentours, elle vient donc moins souvent chez nous. Ouvrir une seconde boutique c’était donc l’opportunité d’être au plus proche de nos clients. Après il y a aussi la clientèle touristique, s’implanter dans ce quartier, c’est être plus visible aux yeux des personnes qui ne nous connaissent pas. Et puis ça manque dans le Vieux Lille des concepts décontractés, cools et écoresponsables.

S.R : Qui sont vos fournisseurs ? Plutôt les grandes ou petites entreprises ?

Pierre : Il y a de tout ! on a des indépendants, des créateurs, des petites et des grandes entreprises locales et internationales. En fait, ce n’est pas une question de taille, c’est une question de valeurs. Ce qui est important pour nous c’est ce qui est derrière le produit car nous avons une certaine ligne droite à suivre et à respecter.

S.R : Votre public est-il uniquement écologique ?

Pierre : Pas uniquement ! Je me souviens d’une anecdote : nous avions un modèle de Veja proposé à la vente – une marque de baskets éthique fabriquée au Brésil – qui était très tendance. Cette paire de chaussures a attiré dans notre boutique des clients intéressés par les chaussures car elles étaient à la mode, et non parce qu’elles étaient éthiques. On touche donc un public relativement large.

S.T : Que représente ce futur magasin en termes d’emploi ?

Diana : Là il y a deux nouveaux emplois qui sont créés pour cette nouvelle boutique et si tout va bien nous recruterons une troisième personne.

Dans l’idéal, nous souhaitons avoir 3 à 4 personnes parce qu’on préfère investir dans l’humain. À Wazemmes ils sont 5, ce qui permet à chacun d’être spécialiste de son rayon. L’objectif est de faire pareil ici dans le Vieux Lille.

Nous disposons de produits responsables, et il faut l’expliquer à nos clients. Afin d’être crédibles, nous avons donc besoin de recruter !

S.R : Quelles actions marketing utilisez-vous pour booster votre commerce ?

Diana : Nous travaillons beaucoup sur Instagram afin que nos clients puissent suivre notre quotidien, c’est ce qu’ils aiment, donc on essaie de raconter un peu tout régulièrement.

S.R : Quels sont les futurs objectifs de votre enseigne ?

 Diana : On aimerait bien ouvrir d’autres boutiques. On doit d’abord décider si on le fait en franchise ou en coopérative, on est en train d’y réfléchir.

S.R : Comment décririez-vous l’expérience Storee Retail ?

 Diana : On avait une pression au début de notre projet car de propriétaires nous passons à locataires. Lucas, le consultant STOREE RETAIL était souvent disponible pour nous accompagner et nous conseiller et cela nous a beaucoup rassuré. On a surtout aimé sa sincérité et sa gentillesse. Le rapport humain était donc très bon, ce qui nous a donné l’envie de continuer ce projet avec STOREE RETAIL.

S.R : Feriez-vous appel à STOREE RETAIL pour les futures implantations ?

Diana : Évidemment ! Et je recommande STOREE RETAIL pour les autres commerçants.

S.T : STOREE RETAIL en trois mots ?

El Market : humain, sympathie et honnêteté.