2 septembre 2021

Les retailers français investissent 3,4 millions d’euros dans le conditionnement de leurs produits selon une étude Bazaarvoice

D’après une nouvelle étude européenne de Bazaarvoice, le principal défi auquel doivent faire face les entreprises est la demande des consommateurs pour des biens et services respectueux de l’environnement que ce soit en France ou au Royaume-Uni.

Paris, le 10 juillet 2019 – La toute dernière étude européenne de Bazaarvoice (France, Royaume-Uni, Allemagne) révèle que les responsables marketing et responsables de la supply chain français du secteur du Retail investissent jusque 3,4 millions d’euros par an pour reconditionner les produits, les rendre plus écologiques (emballages…), et satisfaire les consommateurs.

Au Royaume-Uni, ces chiffres sont estimés à 2,1 millions d’euros (1,9 million de livres sterling) et en Allemagne à 1,6 million d’euros.

Conduite à travers l’Europe auprès de responsables des services marketing et de la supply chain, l’étude de Bazaarvoice établit que les exigences des consommateurs en matière d’environnement se placent en tête des défis auxquels les entreprises font face, que ce soit en France (pour 49 % des sondés) ou au Royaume-Uni (55 %). En Allemagne, c’est la qualité des produits qui prévaut (46 %), le respect de l’environnement ne vient qu’en second (40 %).

En ce qui concerne plus spécifiquement le secteur du Retail français, 61 % des professionnels interrogés estiment quant à eux que l’origine durable des produits et des ressources constitue le principal enjeu pour leur entreprise.

Joe Rohrlich, Chief Revenue Officer chez Bazaarvoice, commente cette situation : “Ces chiffres soulignent que les dépenses associées au fait de rendre les activités des entreprises plus écologiques dominent toute la chaîne logistique. Le processus de reconditionnement des produits ne doit pas être pris à la légère. Nous constatons que c’est précisément lorsque les entreprises cherchent à répondre aux demandes des consommateurs en matière d’environnement qu’elles font le plus d’effort sur un plan financier. »

Une goutte d’eau dans l’océan ?

Alors que le changement climatique et le développement durable deviennent des préoccupations grandissantes des entreprises, 58 % des responsables marketing et logistiques français affirment que le recours à des composants plus écologiques dans le processus de fabrication des produits serait une option envisageable pour rendre les entreprises plus vertes.

Il s’agit également d’augmenter la durée de vie des produits. 75% des distributeurs européens investissent dans des matériaux de meilleure qualité dans cet objectif. C’est même le cas de 81 % des entreprises françaises.

La préoccupation de la réduction des distances géographiques dans la chaîne logistique est également un sujet. 48 % des entreprises françaises sondées et émanant du secteur du Retail et 50 % de celles du secteur de l’Automobile et de l’Energie estiment que c’est un levier pour rendre les entreprises plus vertes.

Toutefois, les résultats de l’étude ne sont pas si encourageants que cela. Alors que 89 % des sondés français (88 % des britanniques) déclarent que leur entreprise a réfléchi à l’utilisation d’emballages recyclables, seuls 36 % déclarent que le changement a effectivement été opéré au Royaume-Uni, contre 20 % en Allemagne et seulement 13 % en France… Passer du discours aux actes est loin d’être une évidence.

Un rapport de force commerçant / fabricant

L’étude de Bazaarvoice explore les obstacles au changement. Moins de 45 % des professionnels européens en charge de la chaîne d’approvisionnement (supply chain) déclarent qu’ils se sentent en capacité d’agir et de transformer les mentalités.

Dans 29 % des cas (France et Allemagne) et pour 33 % des britanniques, le pouvoir de faire changer les choses est réparti entre les marketeurs/commerçants et les fabricants. De ce fait, le pouvoir  est disséminé et il devient moins aisé d’intervenir.

Environ un quart des entreprises britanniques et 27 % des françaises pensent qu’une nouvelle législation serait un levier nécessaire pour « aider » les entreprises à adopter des modes de production plus verts et des emballages plus responsables. C’est également la conviction de 31 % des Allemands.

La balance bascule en faveur du changement grâce à la contribution des consommateurs

Il faudra peut-être des années avant qu’une régulation gouvernementale efficace et effective à l’échelle ne serait-ce qu’européenne soit mise en place. Cependant, les entreprises ont amorcé le changement dans la chaîne logistique en prenant en compte les retours des consommateurs sur les biens consommés.

Dans les faits, 9 sondés européens sur 10 ont activement utilisé les retours (notes et avis) des consommateurs afin d’aiguiser leur discours vis-à-vis des fabricants de produits. Le contenu généré par les consommateurs aide les responsables marketing et logistiques à avoir une vision plus éclairée et informée des enjeux de durabilité des produits et des conséquences pour les entreprises.

Ces notes et avis sur les produits sont une véritable source d’inspiration pour les marqueteurs et les responsables de chaîne logistique vis-à-vis des fabricants : c’est le cas de 100 % des professionnels issus de l’univers de l’IT et des Télécoms, du monde de l’Automobile et de l’Energie et de 96 % des acteurs issus du Retail français.

Ce contenu peut servir à différentes fins :

  • Améliorer la qualité des produits (pour 57 % des sondés de manière générale – tous secteurs – en France et 70 % des retailers français)
  • Optimiser la durabilité des produits (46 % des sondés en général en France et 58 % des industriels français)
  • Faire tendre la chaîne logistique des entreprises vers plus de qualité (41 % des professionnels français)

« Ces enseignements soulignent le pouvoir des avis et notations clients pour aider les entreprises à mener leur transformation à travers toute la chaîne logistique. Les marques et distributeurs qui exploitent toute la richesse du contenu généré par les consommateurs seront les mieux placés pour satisfaire les demandes environnementales des consommateurs. » explique Joe Rohrlich « C’est seulement en écoutant le consommateur que les entreprises peuvent comprendre ce qu’ils attendent d’elles, ce qui permet de réduire leurs coûts  et d’assurer une fidélité envers les marques et distributeurs toujours plus importante. »